Distillerie Highland Park

Localisation  de la distillerie Highland Park

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Dans les îles Orcades (Orkneys en anglais). Cet archipel d’environ 70 îles fut longtemps propriété des Norvégiens et ne devint écossaise qu’à la faveur d’une dette non réglée.
La distillerie Highland Park est la plus septentrionale de toute l’Ecosse… battant de moins d’un kilomètre sa voisine Scapa.
Si la distillerie Highland Park n’existait pas, il manquerait aux Iles Orcades ce petit quelque chose qui leur donne un supplément d’âme écossaise. Longtemps sous domination viking, cet archipel battu par les vents aurait plus volontiers l’accent norvégien que le «blurr» (ce roulement des «r» si caractéristique) des Highlanders.
La distillerie Highland Park domine le bourg de Kirkwall, le chef lieu des Orcades, et son portail de fer forgé doré comme la solide puissance de ses bâtiments actuels semblent un peu incongrus dans cette lande assez inhospitalière. Le soir, ses deux jolies pagodes dessinent leur silhouette élégante dans le ciel embrasé par le soleil couchant.
Ces îles dépourvues de végétation haute, sont couvertes de bruyère, ce qui donne à la tourbe une odeur bien spécifique.  Le vent est permanent, dépassant régulièrement les 120 km/h, à tel point que, selon le dicton local, “lorsque le vent s’arrête, tout le monde tombe par terre”.

Historique de la distillerie Highland Park

L’histoire de la distillerie Highland Park remonterait à la fin du XVIIIème siècle, dans la clandestinité bien sûr ! En effet, le gouvernement ayant besoin de financer des guerres contre la France avait, comme c’est souvent le cas, taxé fortement certains produits : thé, sucre, sel et whisky évidemment. Par contre, le gin produit dans le sud du pays, avait curieusement été exempté de ces taxations jugées abusives par les Orcadiens. Tant et si bien que des personnes respectables n’avaient eu aucun scrupule à distiller en toute illégalité. On raconte même que le prévôt de Kirkwall ainsi que des fonctionnaires anglais comptaient parmi les contrebandiers ! Malgré la chasse constante que leur faisaient les excisemen, les distillateurs clandestins déployaient des trésors d’imagination pour cacher leur whisky réputé ; ainsi, Magnus Eunson utilisa-t-il la chaire d’une église pour préserver son butin !
highland-park-Distillerie-Distillery-1Bien que la distillerie a été fondée en 1798, la naissance officielle de Highland Park commença véritablement en 1825.
Son nom fait référence non pas à la région écossaise de Highland (de laquelle les Orcades ne font pas partie), mais à cause du lieu de fondation de la distillerie qui se distinguait d’une zone de moindre altitude située à proximité.
C’est 1825 que Robert Borwick construisit l’actuelle distillerie qu’il s’empressa de rendre légale.  Mais elle ne tarda pas à devenir la propriété de John Robertson, fonctionnaire des accises qui réussit à mettre Magnus Eunson derrière les barreaux pour distillation illégale.
Plus tard, la distillerie devint la propriété commune de Borwick et de Robertson jusqu’au retrait de ce dernier. Après le décès de Robert Borwick, son fils George prit la direction de l’affaire jusqu’en 1860.
Rapidement, le malt allait bénéficier d’une grande renommée. Servi en 1883 au tsar de Russie et au roi du Danemark, lors d’une brillante réception à Copenhague, ceux-ci le “déclarèrent le meilleur qu’ils eussent jamais goûté”.
Après cela, Highland Park changea souvent de propriétaire jusqu’en 1888, date à laquelle James Grant, propriétaire de Glenlivet s’associa à William Stuart, alors propriétaire de Miltonduff.
La distillerie Highland Park doubla sa capacité de production en 1898 dix ans après le rachat des parts de William Stuart par James Grant.  Highland Distillers racheta la société en 1937.
En novembre 1999 le groupe Highland Distillers a été acquis par Edrington Group pour un montant de 601 millions de livres.
Highland Park entre dans la composition entre autres de Long John .

La distillerie Highland Park

Plusieurs traits spécifiques caractérisent la production de la distillerie Highland Park

– l’eau très minéralisée et bien tourbée (en provenance d’une source appelée Hobbister Moor) jaillit avec une telle puissance, ne cadrant pas avec le relief très plat des Orcades, que certains ont émis l’hypothèse qu’il s’agirait en fait d’une résurgence des eaux des monts d’Ecosse, situés à plusieurs dizaines de kilomètres de là. Mais aucune preuve n’a été apportée en confirmation de cette théorie.

– une bonne partie du maltage est effectuée sur place, sur des aires appartenant à la distillerie. Il se caractérise par l’emploi d’une tourbe plutôt jeune, riche en végétaux. En outre, de la bruyère séchée est ajoutée à la tourbe lors du touraillage (séchage du malt). highland-park-Distillerie-Distillery-2Cette orge maltée produite sur place représente 20 % de la totalité du malt servant à la distillation, de manière à obtenir une teneur en phénols d’environ 20 ppm.
La distillerie Highland Park fait partie de la poignée de distilleries qui possèdent encore des aires de maltage traditionnelles. Il y règne toujours une tiède température, sans doute grâce à l’épaisseur des murs et à une ventilation bien contrôlée. Le malt produit sur place est fortement tourbé, on y ajoute 80% de malt non tourbé provenant de la malterie de Tamdhu située dans la région du Speyside.
La tourbe provient des propres tourbières de la distillerie situées dans les collines voisines de Hobbister Moor. Prélevée à différentes profondeurs, elle contient une forte proportion de racines de bruyère, d’où les notes de miel de bruyère mêlées à une touche terreuse souvent détectées dans le whisky. La récolte de la tourbe millénaire donne parfois lieu à des découvertes archéologiques qui ont valu à l’île d’Orkney d’être classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

– la distillation est opérée dans deux paires d’alambics en forme d’oignon, chauffés à la tourbe, et de capacité identique, ce qui est rare en Ecosse.  produit un single malt généreux dont la palette aromatique et gustative est très étoffée.

– le vieillissement est réalisé, totalement ou partiellement, dans des fûts de xérès. La distillerie compte actuellement 23 chais différents, regroupant environ 45 000 fûts !

Type du Whisky de la distillerie Highland Park

« Le Highland Park est l’athlète le plus complet du monde du malt !  Il a le style des îles, mais associe tous les éléments d’un single malt classique : la fumée (avec des notes typiques de miel et de bruyère), le caractère malté, le moelleux, la rondeur, la plénitude en bouche et une longue finale. » (Michael Jackson)
Ce whisky a un caractère vigoureusement fumé et teinté de bruyère et de malt, puisque la tourbe de la région est utilisée pour le maltage. Cette tourbe est encore très jeune et chargée de bruyère. Highland Park fait sans aucun doute partie des meilleurs single malts, il a de la profondeur, il est rond et il a une longue finale. Il existe dans de nombreuses variantes.
Chez les amateurs de whisky, il est considéré comme « allrounder » et jouit d’une réputation exceptionnelle même auprès des experts patentés.

Style : Fumée et flaveurs pleines. À 18 ou 25 ans d’âge, avec le dessert ou un cigare. À la veillée s’il est encore plus vieux. (Michael Jackson)

Fiche de données

Nom: Highland Park
Prononciation: Highland Park
Signification:  
Propriétaire: The Edrington Group
Date de création: 1798 – mais plus probablement 1826
Statut: en activité
Processus de distillation
Maître distillateur:  
Source:  Cattie Maggie’s Pool
Cuves de brassage:  
Cuves de fermentation:  
Alambics: 2 wash stills
2 spirit stills
Production annuelle:
(litres d’alcool/an)
 2.000.000
   

Notre offre de whiskys de la distillerie Highland Park

76, 30
272, 90 248, 00

Sold Out

217, 50
269, 90

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206, 50 179, 00
124, 40
106, 90

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102, 90
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